On t’a sûrement déjà dit que pour gagner en Bourse, il faut acheter bas et vendre haut.
Mais il existe une autre stratégie, moins connue des débutants : vendre avant d’acheter.
Oui, c’est possible. Et c’est ce qu’on appelle le short selling (ou vente à découvert).
Certaines des plus grandes salles de marché l’utilisent tous les jours. Et certains scandales financiers aussi. Jérôme Kerviel, par exemple, utilisait massivement des stratégies incluant des positions vendeuses pour parier sur les mouvements de marché.
Comprendre le short selling, c’est comprendre une autre dimension de la Bourse.
C’est quoi le short selling ?
Le short selling consiste à parier sur la baisse d’un actif.
Au lieu d’acheter une action en espérant qu’elle monte, tu fais l’inverse :
Ton profit vient donc de la baisse.
Exemple ultra simple
Imaginons qu’une action vaut 100 € aujourd’hui.
Tu penses que son prix va baisser.
Ton courtier te prête 2 actions.
Tu ne les possèdes pas vraiment, mais tu as le droit de les vendre.
Le prix est de 100 € par action.
Tu vends donc les 2 actions tout de suite :
Tu as maintenant 200 € en poche.
Une semaine plus tard, l’action ne vaut plus 100 €.
Elle vaut 80 €.
Tu dois rendre 2 actions.
Tu les rachètes donc :
Tu rends les 2 actions au courtier.
Ta dette est effacée.
Tu avais encaissé 200 €.
Tu as dépensé 160 € pour racheter.
Il te reste 40 €.
Pourquoi c’est risqué ?
Si l’action était montée à 120 € au lieu de baisser :
Tu aurais dû racheter :
Tu avais encaissé 200 €.
Et théoriquement, une action peut monter sans limite.
Donc les pertes potentielles en short selling sont illimitées, contrairement à un achat classique où tu peux au maximum perdre ce que tu as investi.
C’est pour ça que cette stratégie est surtout utilisée par des traders expérimentés ou des institutions.

